…à propos du téléchargement “illégal” et notamment du “diabolique” Peer to Peer.
Aujourd’hui, toute la population exposée à l’aura magique des médias à grande échelle le sait : « Télécharger c’est mal, télécharger c’est caca, télécharger c’est comme la gangrène : ça s’attaque à une partie de la “Culture” puis ça pourrit le reste… Télécharger, c’est la mort des artistes. »
Mais on peut se poser une question de formulation : Est-ce que cette forme de diffusion – qu’est le téléchargement – est une plaie pour la Culture en elle-même ou bien juste pour l’industrie ?
Bien sûr, ça limite les revenus des artistes, mais dans quelles mesures ? Le média touché est l’enregistrement; or, il reste les représentations, les concerts; et rien ne pourra remplacer un concert vivant dans une salle physiquement existante.
Télécharger est présenté à l’opinion publique sous son jour le plus malsain : le vol.
En effet : dans une optique de propriété fermée et privatrice comme celle de la plupart des œuvres existantes, la musique devient un objet, quelque chose de matériel. Cela se présente en général sous la forme d’un CD, posé dans une jaquette en plastique ou en carton et cette jaquette devient le support d’une œuvre graphique matérialisée; et j’espère que je ne vous apprends rien.
Donc, quand séparer l’essence de l’œuvre – les pistes audio pour prendre l’exemple d’un album de musique – et l’enveloppe matérielle devient possible, le voyage des œuvres ne nécessite plus cette enveloppe matérielle. Or, les industriels du disque n’ont pas prévu cet usage pour leurs objets. Le partage des œuvres devient incontrôlable pour eux.
Voilà pourquoi, d’après ces industriels, le téléchargement doit disparaitre.
Mais en diabolisant le téléchargement, on omet toute l’ampleur positive qu’offre cette pratique: L’œuvre voyage, et se répand telle une épidémie bienfaisante (ou pas…); la diffusion, la campagne de publicité de l’œuvre est faite par la masse, faite à son image.
Bien évidemment, c’est une perte d’argent pour toute l’équipe artistique. Mais si l’on réfléchit bien, cela n’empêche pas que tout le monde s’y retrouve.
Mais comment cela est possible ? Tout simplement du fait que le téléchargement fait le public de l’artiste : c’est un effet boule-de-neige qui fait grossir l’audience de ce dernier; plus l’œuvre transite, plus elle a de chance de rencontrer des oreilles ou des yeux favorables à son écoute/visionnage. Et donc la perte d’argent des ventes de disque peut être récupérée par ailleurs, comme par exemple lors des concerts.
Maintenant, un choix doit être présenté aux artistes :
- Souhaitez-vous disposer d’une campagne de publicité gigantesque appréciée du public, qui en passant est faite gratuitement par des internautes pour des internautes ? Au risque de perdre une source de revenu et d’en gagner une autre ?
- Souhaitez-vous restreindre votre public à un cadre figé et délimité par des frontières nationales, imposer un message publicitaire par-dessus votre œuvre et ainsi oublier la signification de l’ensemble Culture ?
Bon, on pourrait croire que le téléchargement est synonyme d’abandon de l’objet “disque”. Mais est-ce vrai ? Je ne le pense pas…
Rien n’empêche de vendre des enregistrements physiques en parallèle de mettre en téléchargement l’œuvre : Si l’internaute aime telle ou telle création et son artiste, il aura surement l’idée de gratifier son auteur autrement qu’en écoutant son œuvre. Cette gratification prend alors la forme d’une aide financière, servant à acheter du matériel, faire vivre un peu plus les artistes et toute l’industrie, et cætera
Artistes, choisissez votre position… Ensuite, nous vous parlerons de musique libre.
Liens
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Personnellement. Osef des artistes. Pourquoi ? Car beaucoup de nous mettent énormément de leurs temps pour apprendre un metier. Eux ils l’ont dès leur naissance. Jalousie ? Oui ! Battons nous et prenons de la musique libre ! Ou pas …
Tout d’abord, il faudrait se demander pourquoi est-ce que la plupart des gens se tournent vers le téléchargement (légal ou pas) d’oeuvres musicales plutôt que d’aller prendre son p’tit métro, rentrer chez un disquaire & acheter le CD avec son joli petit boîtier. Peut-être parce qu’à force de voir des prix qui font “faire dans le pantalon”, on cherche une autre alternative..
Mais bon, ça ne s’applique pas à tous les CD, c’est vrai. Il y en a qui coûte gentiment 9.99 € (juste pour nous faire croire que c’est + 9 € que 10 €) au lieu de 15.99€.. A partir de là, ça devient faisable.
Et puis il faut avouer que le téléchargement ouvre pas mal d’horizons : on peut partager sans limite la musique qu’on aime, découvrir &redécouvrir à not’ guise.. Et déjà rien que ça, c’est un gros avantage.
D’accord, déjà qu’à la base, les artistes reçoivent peu du montant de leur CD dans leurs popoches, c’est sûr que le téléchargement n’aide pas.. Mais comme t’as très bien dit, quand on aime un artiste, si il passe dans le coin, on essayera forcément de le voir (parce que rien ne vaut un bon live).. Si l’artiste vivait que de la vente de son disque,
ce serait… cacaprout & triste.
Pour prendre un exemple concret, tout à l’heure, j’ai été acheter “Adore” (Gnaaah! <3) parce que j’ai pas pu le télécharger, et même si ça a coûté vachement cher, bah j’suis prête à recommencer pour un autre disque introuvable ailleurs que dans les “Bacs”.
Enfin voilà, mon commentaire est pas très utile parce que tout à été dit dans ton article, mais j’avais envie de le poster =)
Bisous,
<3 Je t’.. chut.
Absolument d’accord avec toi. Faut arrêter de “maudire” le téléchargement, il peut avoir un côté tout à fait positif
Heureusement, certains artistes utilisent déjà le téléchargement. Peu mais certains. Par contre, ce n’est pas forcément de la musique libre
Ptain c’est rapide les réponses ici xD
Ouais y’en à, mais c’est vraiment une toute petite minorité.
Salut €mix@m^WBiscotte,
Pas mal le billet
En effet, le téléchargement, comme la radio est une des nombreuses manières de se faire connaitre de nos jours, les contraintes d’un autre temps en moins (titre de 3 minutes, musique à la mode, paroles pas trop osées…).
Et bien aussi la mise en évidence de l’effet boule-de-neige.
Bonne continuation !
(À quand les Javatars sur ce blog ?
)
Bon alors là, je viens de voir la loi Hadopi.
C’est décidé, si la France est encore comme ça quand je suis adulte, je me barre.
xbright => Ouais, enfin la radio voilà quoi. Si c’est pour entendre de la tecktonique à longueur de journée…
.#har1bo`> C’est pour ça qu’il faut CHOISIR sa radio xD
Moi personnellement, je n’en ai rien à faire parce que j’ai un truc magique ! Ha ha ha ha x) ! Je suis diabolique !
Ah mais j’ai choisi ma radio…
C’est ma playlist sur deezer :-°
ENTIEREMENT d’accord.
)
J’avoue, moi je télécharge(ps tjr légalement certes
Et mais c’est pas pour autant qu’ont “manque de respect” à l’artiste en téléchargeant! Bien au contraire!.?!