Comment ça ? Pourquoi choisir ? Par souci de vivre en marge du système ? Afin de briller en société ? D’en tirer de la satisfaction ? Indirectement, toutes ces raisons sont parfois valables. Mais au-delà de la masturbation intellectuelle, choisir pour être « maître de son informatique » (Comme le dit Richard Stallman avec son accent chantant), pour pouvoir empêcher que le maître soit à l’autre bout du fil de cuivre ou de fibre optique, ou au moins pour savoir qui est ce petit enfoiré de despote.
Choix
Mais au-delà de la sécurité et du libre-arbitre de l’utilisateur, il y a ses goûts, ses préférences: Tu préfères utiliser un système de messagerie instantanée merdique pour pouvoir parlé kom sa, ou bien utiliser un système libre, que n’importe quel programmeur peut interfacer, où l’on parlerait comme on trolle (échange de sujets à polémique) ?
En plus des préférences, il y a l’usage de l’ordinateur concerné:
Tu veux faire un super serveur web pour mettre ton ouebsite qui permet à plein de gens de diffuser des vidéos et ainsi violer plein de droits d’auteur, ou faire un petit ordinateur pour papa-maman afin qu’ils puissent aller faire leur déclaration d’impôt tous les ans?
Choix de merde dans les cas présentés, mais choix quand même.
Droits sur le logiciel
Pour comprendre ce qu’est GNU/Linux, on pourrait se tenir au fait que c’est une alternative à M***soft W*ndows ou à A**le M*c OS. Mais allons un peu plus loin.
Il faut savoir tout d’abord que pour qu’un ordinateur comprenne ce qu’on lui demande, il faut s’exprimer en binaire, et donc employer un nombre vertigineux de 1 et de 0. Il est par conséquent trop ardu pour un homme de transcrire des millions de milliards de 0 et de 1 en langue compréhensible.
C’est pour ceci qu’il existe des langages intermédiaires, que nous appelons langages de programmation: il est donc possible de parler à l’ordinateur, qui par le biais du compilateur – un programme – traduit le langage de programmation en langage binaire.
Maintenant, imaginons que je viennes de créer un programme qui permette de calculer la taille exacte au millimètre près de l’univers. Je dispose du programme en code binaire, ainsi que son écriture en langage de programmation (alors appelé code source). Je veux faire partager ma création “vraisemblable” au public. J’ai le choix entre :
- distribuer le code source – afin de faire profiter à tout le monde mon raisonnement et leur offrir la possibilité d’améliorer ledit programme.
- fournir uniquement le code binaire – dans le but de garder jalousement ma supériorité intellectuelle, et ainsi rejeter l’aide des autres.
Partant de celà, des entreprises comme Microsoft ou Apple (entre bien d’autres) ont choisi de garder leur code source, bien gardé chez eux. Ils restreignent donc les possibilités d’améliorations par l’extérieur, et pour cause : ils ne tirent de leurs applications qu’un intérêt lucratif. Il est donc aberrant de faire partager l’argent généré par tout celà. N’oublions pas que ces gens sont hommes d’affaire avant tout.
C’est ici qu’intervient GNU : C’est en fait au départ un ensemble de composants, de programmes qui suivent le premier choix : distribuer le code source entre autres aspects de distribution. Ce qui ouvre donc considérablement les droits des utilisateurs vis à vis de ces programmes.
Je ne peux que citer le site du projet GNU :
Les logiciels libres donnent aux utilisateurs la liberté d’exécuter, de copier, de distribuer, d’étudier, de modifier et d’améliorer les logiciels. Plus précisément, cela se réfère à quatre types de liberté pour les utilisateurs de logiciels :
- La liberté d’exécuter le programme, pour n’importe quel usage (liberté 0).
- La liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à vos besoins (liberté 1). Accéder au code source est une condition pour cela.
- La liberté de redistribuer des copies pour aider votre prochain (liberté 2).
- La liberté d’améliorer le programme et de rendre publiques vos améliorations pour que toute la communauté en bénéficie (liberté 3). Accéder au code source est une condition pour cela.
Toutes ces libertés sont comprises par la Licence Générale Publique: la GPL. Chaque logiciel distribué sous cette licence offre les libertés citées ci-dessous.
GNU et Linux
Mais pourquoi je parle de GNU/Linux alors? Eh bien au départ, ledit système d’exploitation était destiné à s’appeler uniquement GNU. La deuxième particule tire son épingle du jeu de l’histoire:
Au début des années 1990, le projet GNU est complet, mais il manque l’élément central du système: le noyau, ou la base du système, ce qui va faire interagir les différents éléments de l’ordinateur entre eux. Eh bien Linux est au départ le fameux noyau qui sera intégré à GNU: l’appellation GNU/Linux est alors apparue malgré les créateurs.
Pourtant, le choix de distribuer Linux sous la même licence que GNU n’a pas été catégorique. Le noyau était destiné à être diffusé sous une licence propriétaire.
Le destin a fait que la communauté d’internautes qui testèrent Linux accompagnés de GNU se sont mis à appeler l’ensemble simplement Linux. Or, si l’on ne disposait que de Linux, et donc le noyau, l’ordinateur serait inutilisable, en effet, pas d’interface machine-humain sans programmes supplémentaires.
Comment se mettre à GNU/Linux ?
Pour une question de choix de logiciels, GNU/Linux n’est pas un seul et même assemblage de logiciels choisis par un seule et même complexe (pas une seule association ou entreprise, ni même pair).
Tout assemblage est possible. Avec quelques compétences techniques, n’importe qui peut créer son assemblage de programmes: on appelle alors cet assemblage une Distribution GNU/Linux.
Pas envie de créer sa propre distribution ? Ce n’est pas un problème : il existe assez de distributions pour contenter tout niveau informatique et toutes préférences. Les philosophies divergent d’une façon assez importante selon les distributions, passant de distributions pré-configurées et marchant (pratiquement) sans réglages, de distributions avancées, permettant aux plus expérimentés de personnaliser leur système.
Efficacité du système. A-t-on besoin de motivation pour utiliser GNU/Linux ?
Il en faut quelque soit le système d’exploitation utilisé. GNU/Linux, ne disposant pas d’une aussi importante popularité que ses “concurrents”, une absence de programmes peut se faire sentir.
En effet, prenons l’exemple des pilotes matériels qui posent la plus grande partie du problème exposé précédemment. Les entreprises qui fabriquent les matériels se concentrent sur les systèmes d’exploitation les plus largement répandus, ils développent donc des pilotes qui – en plus d’être propriétaires pour la plupart d’entre eux – seront capables de marcher uniquement sous les systèmes les plus répandus au mépris des autres systèmes.
GNU/Linux est un exemple de ces autres systèmes.
Heureusement, la communauté met à la disposition des pilotes libres faits pour fonctionner sous GNU/Linux, mais à l’aveuglette, en passant énormément de temps à expérimenter, en tatonnant et en essayant de faire marcher le matériel en question. Ces pilotes peuvent faire fonctionner les matériels de façon très satisfaisante, mais cela ne remplace en aucun cas un développement de programme assisté par une documentation:
Chaque matériel a sa manière de fonctionner et d’échanger les informations avec l’ordinateur; la manière utilisée est généralement rédigée dans une sorte de mode d’emploi complexe : ce sont les spécifications du matériel. Ces spécifications aident les programmeurs à créer les pilotes de façon à ce qu’ils remplissent entièrement leur mission de passerelle système/matériel.
La communauté n’a que peu souvent accès à ces spécifications, pour des raisons de secret professionnel. C’est pour ceci que faire fonctionner un matériel particulier sous GNU/Linux est parfois ardu. Il faut parfois écumer les forums et les sites web pour trouver un manuel pour faire fonctionner tel ou tel matériel.
Quelques distributions parmi tant d’autres…
Debian
Une distribution qui en a donné d’autres. Debian est une distribution configurable, légère et universelle gérée par une organisation de programmeurs : voici sa présentation
www.debian.org
(U/Ku/Xu/Edu)Buntu, basé sur Debian

Une sous-distribution de Debian, qui offre une ergonomie, une facilité d’utilisation permettant pratiquement à un utilisateur débutant de s’y retrouver sans problème. Des variantes sont disponibles pour des usages spécifique comme l’éducation (Edubuntu) et d’autres environnements graphiques (KDE pour Kubuntu, Xfce pour Xubuntu,…). Ubuntu est financée et poussée par Canonical, une entreprise qui sponsorise financièrement la distribution.
Attention logiciels non-libres installés d’office.
Site officiel – Site de la communauté francophone
Gentoo
Une distribution configurable au possible, où l’utilisateur a possibilité d’installer pratiquement tous les composants par lui-même (à l’aide de quelques automatismes bien sûr) du noyau à l’interface graphique en passant par le système de fichier. Le gestionnaire de programme a la particularité de compiler les programmes à l’installation.
Site officiel
Archlinux

Une distribution dont le but est de rester simple et légère au niveau des composants logiciels.
Site officiel – Site de la communauté francophone
Mandriva

Une distribution française assez proche de l’utilisateur lambda.
Attention logiciels non-libres installés d’office.
Site officiel
Précisions
Les distributions que j’ai citées disposent de larges communautés d’utilisateurs et de beaucoup de documentation. Ils offrent de plus des collections de logiciels importantes.
Malheureusement, il reste quelques irréductibles programmes propriétaires dans certaines de ces distributions; mais l’éradication est en marche (aha).
Trouver GNU/Linux préinstallé sur un ordinateur
Il existe peu d’assembleurs installant GNU/Linux sur leurs ordinateurs. La solution étant d’acheter un ordinateur sans système afin d’installer la distribution voulue, ou de choisir des offres GNU/Linux comme celles de Dell (Pas très avantageuses) ou d’autres assembleurs peu connus.
Argument de la gratuité face aux autres systèmes
Oui, GNU/Linux est la plupart du temps gratuit, mais beaucoup de définitions s’arrêtent au point de vue financier.
Si GNU/Linux avait été uniquement gratuit, et propriétaire, il ne se serait pas si largement répandu ni épanoui.
N’oubliez donc pas les autres arguments comme la licence libre !
Remerciements
Relecture:
- Daphné – Intéressante intéressée
- Mes parents – Célébrités
Liens
- Pouquoi faut-il parler de « logiciel libre » et pas d’ « open source » ? D’après Richard Stallman
- Site du projet GNU
- Site du noyau Linux
Image “Univers”: Flickr pingnews



Ton article est parfait comme ça! =D
Ca m’donne même envie de le lire une deuxième fois xD
<3
Ah oui j’ai oublié de dire que l’étoile avec son collier, elle déchiretropsarace.
Han, mais fais donc
Bien rédigé
Personnellement, je suis sous Windows (patapay =), surtout parce qu’il faut chercher des pilotes sous Linux, et ça devient légèrement chiant au bout d’un moment :/
M’enfin, un truc que je ferais pt’être un jour c’est de mettre Windows et Unbuntu sur le même PC ; windows pour tout ce qui est jeux / etc et unbuntu pour coder, etc.
Par contre, dans “Remerciements”, “Mes parents – Célébrités”… Gné ?
Continue à fait des articles comme ça
Très intéressants !
Hey =)
Attention: c’est Ubuntu et pas Unbuntu =P
Ha ça c’est sûr que pour tous les programmes windows comme les jeux y a pas beaucoup de solution à part Wine qui permet de faire fonctionner ces programmes. Mais ça règle pas le fait que ce sont des programmes pour la plupart propriétaires.
Pour le coup des remerciements c’est juste un clin d’œil humoristique aux parents.
Ah oui tiens, je me disais aussi que “Unbuntu” ça sonnait bizarre
Han, j’viens de voir les Remerciements =)
(J’en ai mis, du temps x))
<3 (Comment c’était, le duo “Darkie-Kazoo” cet aprem’ ?)
C’était sympatoche, sur les quais au bord de la Loire =)
Woow-woow-woow. Tu m’en voudra pas; je lirais tt ça plus tard. C’est encore le matin pour moi x)