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Oulah… Que sont ces drôles d’oiseaux ? Formats ouverts ? Standards ?
Figurez-vous que ce sont ces mots barbares qui représentent la colle qui tient soudés l’informatique et internet tout entier. Et malheureusement, ces points de cohésion ne sont pas présents dans tous les domaines de l’informatique.
Un exemple: la messagerie instantanée ! Vous voulez parler à un ami étant sur ICQ et vous êtes sur Windows Live Messenger ? Félicitation : vous l’avez dans l’os ! C’est comme ceci que se morcèle l’immense réseau jusqu’ici accomplit.
Encore un, juste pour rire : le stockage de musique. Eh non ! MP3 n’est pas un standard. Ce format est breveté et n’est donc pas utilisable partout.
Nous voici à la définition même d’un standard lorsqu’on évolue dans l’informatique :
Ce que doit être un standard :
- Utilisable quelque soit l’ordinateur utilisé
- Libre de droit, et donc donnant la possibilité à tout développeur de mettre en place ce système dans son programme
- Géré par une organisation sans but lucratif (du moins pour la définition de l’union européenne)
Voici où nous emmène tout cela : encore à la notion de partage de source (ref. GNU/Linux). Si seul le créateur du format peut utiliser celui-ci, vous imaginez bien que cela créée un format fermé : utilisé par un programme.
Maintenant, mise en conditions réelles !
J’écris un document texte sur mon superbe traitement de texte. Je l’enregistre dans le superbe format fermé de ce superbe logiciel. Je veux faire partager mon document à un ami. Mais voilà, il n’a pas le même logiciel de traitement de texte que moi, et donc il ne peut pas lire le format dans lequel j’ai enregistré mon document. Nous sommes bloqués !
Quelle est la réponse qui revient le plus souvent en ce bas-monde ? « Change de logiciel ! Viens sur le mien » Mais l’utilisateur est piégé, il veut garder son logiciel, et pour cause : il s’y sent plus à l’aise ! À quoi sert la technologie alors ? Poser des frontières difficilement franchissables.
L’idée d’un format ouvert, qui est ainsi un standard, sauve la situation. En effet, comme les deux logiciels de traitement de texte de l’exemple exposé plus haut peuvent lire le format ouvert, et ainsi pouvoir lire le fichier du traitement de texte x au traitement de texte y sans aucun soucis.
Pourquoi les formats ouverts sont aussi peu utilisés alors?
Ils le sont mais de façon transparente, et c’est leur but ! Pour lire une page web, votre navigateur se conforme au standard xHTML (ou presque). Pour envoyer un mail, votre client e-mail se conforme au standard SMTP, et cætera.
Tous les standards précédemment cités résultent d’une élaboration commune d’internet.
Aujourd’hui, les entreprises (qui créent beaucoup d’outils grand-public) ont un but : créer un monopole. Il leur faut donc fidéliser les utilisateurs en créant un format fermé. Ainsi, tout-le-monde devra utiliser leur logiciel et pas un autre pour pouvoir lire les informations transmises par tout-le-monde.
Il faut donc imposer des règles à ces entreprises, pour l’utilisation de formats ouverts, de façon à ce que les utilisateurs ne tombent pas aux mains d’une seule entreprise, préserver la diversité et le choix des solutions tout en permettant la communication entre celles-ci.
Plus d’info: [Wikipédia:Formats_Ouverts]
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Publié dans Informatique | Taggé Formats ouverts, Informatique libre, Internet | 15 Commentaires »
Allons bon ! Encore un billet à la mords-moi-le-nœuds ? Ça dépend. J’avais juste envie d’évoquer cet été pas si reposant que ça, mais bien plein d’émotion.
Publié dans Fantaisie de cuisine, La Vie dans la Boîte à Biscottes, Un peu de Cœur | Taggé Élucubrations, Cacapwout, Le Clan, Sa vie son œuvre son short | 12 Commentaires »
Avant-propos et exutoire
Ceux qui parlent d’optimisation du temps de chargement des pages web vous l’ont sûrement dit : « Le JPG est adapté à la diffusion web ». Cette affirmation est peu précise et donc engendre des problèmes de compréhension :
Oui, le format JPEG est un format compressé permettant de réduire le poids des images de façon importante, mais pas de la même façon pour toutes les images. Parfois, il engendre une baisse de qualité trop dénaturante et une taille peu satisfaisante par rapport à cette qualité médiocre.
Alors, oui vous pouvez utiliser JPG dans le but d’exporter vos photos, retouchées ou non; mais pour le reste, c’est une abomination effroyable pour les yeux et pour le temps de chargement de l’éventuelle page web !
Par exemple, pour les images comportant peu de détails, beaucoup de couleurs unies, surtout les designs (vectoriels spécialement), utilisez PNG !
Par l’exemple : petites images
Dans cette démonstration, je me base sur une petite image trouvée sur un ancien article d’xbright. Voici sa source SVG

Voici deux rendus; à gauche, c’est un rendu PNG; à droite un rendu JPG.
Déjà, leurs poids sont identiques (4,2 Kio), donc l’argument de légèreté du JPG est ici faux !
Ensuite, si l’on regarde bien, les couleurs sont un peu tachetées sur le rendu JPG. C’est très léger sur une petite image, mais croyez moi : sur une image de plus grand taille, c’est affreux !
Conclusion à l’usage de tous les internautes
Webmasters, pour l’amour d’un dieu inexistant oubliez l’époque du JPG omniprésent !
Utilisateurs, choisissez bien le format de compression approprié et ne tombez pas dans le « JPEG fait tout, même le café »
Pour nos yeux et nos bandes passantes !
Publié dans Critique, Informatique, Un peu de Cœur | Taggé Coudgueule, Formats, Images, JPEG, PNG, Traitement matriciel | 4 Commentaires »
…à propos du téléchargement “illégal” et notamment du “diabolique” Peer to Peer.
Aujourd’hui, toute la population exposée à l’aura magique des médias à grande échelle le sait : « Télécharger c’est mal, télécharger c’est caca, télécharger c’est comme la gangrène : ça s’attaque à une partie de la “Culture” puis ça pourrit le reste… Télécharger, c’est la mort des artistes. »
Mais on peut se poser une question de formulation : Est-ce que cette forme de diffusion – qu’est le téléchargement – est une plaie pour la Culture en elle-même ou bien juste pour l’industrie ?
Bien sûr, ça limite les revenus des artistes, mais dans quelles mesures ? Le média touché est l’enregistrement; or, il reste les représentations, les concerts; et rien ne pourra remplacer un concert vivant dans une salle physiquement existante.
Télécharger est présenté à l’opinion publique sous son jour le plus malsain : le vol.
En effet : dans une optique de propriété fermée et privatrice comme celle de la plupart des œuvres existantes, la musique devient un objet, quelque chose de matériel. Cela se présente en général sous la forme d’un CD, posé dans une jaquette en plastique ou en carton et cette jaquette devient le support d’une œuvre graphique matérialisée; et j’espère que je ne vous apprends rien.
Donc, quand séparer l’essence de l’œuvre – les pistes audio pour prendre l’exemple d’un album de musique – et l’enveloppe matérielle devient possible, le voyage des œuvres ne nécessite plus cette enveloppe matérielle. Or, les industriels du disque n’ont pas prévu cet usage pour leurs objets. Le partage des œuvres devient incontrôlable pour eux.
Voilà pourquoi, d’après ces industriels, le téléchargement doit disparaitre.
Mais en diabolisant le téléchargement, on omet toute l’ampleur positive qu’offre cette pratique: L’œuvre voyage, et se répand telle une épidémie bienfaisante (ou pas…); la diffusion, la campagne de publicité de l’œuvre est faite par la masse, faite à son image.
Bien évidemment, c’est une perte d’argent pour toute l’équipe artistique. Mais si l’on réfléchit bien, cela n’empêche pas que tout le monde s’y retrouve.
Mais comment cela est possible ? Tout simplement du fait que le téléchargement fait le public de l’artiste : c’est un effet boule-de-neige qui fait grossir l’audience de ce dernier; plus l’œuvre transite, plus elle a de chance de rencontrer des oreilles ou des yeux favorables à son écoute/visionnage. Et donc la perte d’argent des ventes de disque peut être récupérée par ailleurs, comme par exemple lors des concerts.
Maintenant, un choix doit être présenté aux artistes :
- Souhaitez-vous disposer d’une campagne de publicité gigantesque appréciée du public, qui en passant est faite gratuitement par des internautes pour des internautes ? Au risque de perdre une source de revenu et d’en gagner une autre ?
- Souhaitez-vous restreindre votre public à un cadre figé et délimité par des frontières nationales, imposer un message publicitaire par-dessus votre œuvre et ainsi oublier la signification de l’ensemble Culture ?
Bon, on pourrait croire que le téléchargement est synonyme d’abandon de l’objet “disque”. Mais est-ce vrai ? Je ne le pense pas…
Rien n’empêche de vendre des enregistrements physiques en parallèle de mettre en téléchargement l’œuvre : Si l’internaute aime telle ou telle création et son artiste, il aura surement l’idée de gratifier son auteur autrement qu’en écoutant son œuvre. Cette gratification prend alors la forme d’une aide financière, servant à acheter du matériel, faire vivre un peu plus les artistes et toute l’industrie, et cætera
Artistes, choisissez votre position… Ensuite, nous vous parlerons de musique libre.
Liens
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Publié dans Actualité, Informatique, Miouzik | Taggé Art, Élucubrations, Liberté mon amour, Musique, Téléchargement | 11 Commentaires »
Comment ça ? Pourquoi choisir ? Par souci de vivre en marge du système ? Afin de briller en société ? D’en tirer de la satisfaction ? Indirectement, toutes ces raisons sont parfois valables. Mais au-delà de la masturbation intellectuelle, choisir pour être « maître de son informatique » (Comme le dit Richard Stallman avec son accent chantant), pour pouvoir empêcher que le maître soit à l’autre bout du fil de cuivre ou de fibre optique, ou au moins pour savoir qui est ce petit enfoiré de despote.
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Publié dans Critique, GNU/Linux, Informatique, Un peu de Cœur | Taggé Élucubrations, GNU/Linux, Informatique, Liberté mon amour | 9 Commentaires »
…d’une lutte à laquelle je participe.
Publié dans Actualité, La Vie dans la Boîte à Biscottes | Taggé Actions lycéennes, Élucubrations, Blocus, Liberté mon amour, Manifestations | 10 Commentaires »
Publié dans Fantaisie de cuisine, Textes, Un peu de Cœur | Taggé Altermondialisme, Art, Élucubrations, Dimensions pas si parallèles, J'tente de remplir mon blog, Un peu de Cœur, Vie | 12 Commentaires »
Encore un groupe de talent qui restera je l’espère dans l’histoire de la musique malgré son histoire quelque peu agitée (Le groupe – à l’époque “Adore” 1998 – venait de se séparer de son batteur Jimmy Chamberlin; Aujourd’hui – depuis la reformation en 2006, seul le chanteur Billy Corgan reste de la formation historique, et Chamberlin a repris son activité de batteur à la reformation) .
Dans cet article, je vais vous passer en revue les différentes périodes artistiques de ce groupe dont l’univers m’a énormément touché.
Photo trouvée sur smashingpumpkins.com
Publié dans Miouzik, Un peu de Cœur | Taggé Alternatif, Art, Élucubrations, The Smashing Pumpkins, Œuvres qui valent la peine d'exister | 8 Commentaires »

Que j’aime imaginer des lieux différents de ceux auxquels on vous fait penser indirectement. Même si la différence réside dans un petit détail, elle est bien là. Ou plutôt, le lieu n’est pas différemment fait, mais différemment illustré. Appréciez ou pas, le choix est là…

